Le spécisme est moralement condamnable parce que, comme le racisme, le sexisme et l’homophobie, il exclut des êtres sensibles de la communauté morale sur la base de caractéristiques non pertinentes. La race, le sexe, l’orientation sexuelle et l’espèce sont toutes des caractéristiques sans rapport avec la capacité de subir un dommage.
Mais le rejet du spécisme pour cette raison implique le rejet de la discrimination basée sur la race, le sexe ou l’orientation sexuelle. Il est inacceptable de perpétuer la chosification et la soumission d’un groupe à un autre. La chosification implique de traiter l’autre − qu’il soit une femme, une personne de couleur, un gai ou une lesbienne, ou un nonhumain − comme un objet, comme quelque chose plutôt que comme quelqu’un.
Pendant plusieurs années, People for the Ethical Treatment of Animals a mené des campagnes de promotion sexistes. Cela a commencé avec sa campagne « J’aimerais mieux me promener nu plutôt que de porter de la fourrure » au début des années 1990 et a « progressé » via une série de promotions de plus en plus faciles et puériles, pour culminer par sa plus récente campagne PETA’s State of the Union Undress, qui atteint un niveau de bassesse inégalé, même par PETA lui-même.
Et voilà qui veut dire beaucoup pour une organisation qui a tout fait pour réduire la sérieuse question de l’exploitation animale à des blagues vulgaires.

